Guide · Installation en France

La France ne délivre pas de « NIF ». Son équivalent s’appelle le numéro fiscal : treize chiffres qui vous identifient pour tout ce qui touche à l’impôt. Si vous n’en avez jamais eu, vous l’obtenez en le demandant au service des impôts dont vous dépendez — en ligne, au guichet ou par courrier, avec une pièce d’identité et un justificatif d’adresse. Comptez deux à quatre semaines en pratique.

Istari Conseil, cabinet d’expertise comptable · 15 septembre 2026 · Sources officielles vérifiées à cette date

1 23 45 678 901 23
Longueur
13 chiffres, sans lettre ni espace
1er chiffre
toujours 0, 1, 2 ou 3
Autres noms
numéro SPI dans les documents techniques, TIN dans les échanges européens
Portée
personnel et définitif — un par personne, à vie, y compris en couple

« NIF français » : pourquoi vous ne trouvez rien

Si vous arrivez du Portugal ou d’Espagne, vous cherchez un NIF. D’Italie, un codice fiscale. D’Allemagne, une Steuer-ID. Du Royaume-Uni, un UTR ou un National Insurance number. Vous tapez le mot que vous connaissez, et vous tombez sur des pages qui parlent d’autre chose.

En France, l’identifiant s’appelle simplement le numéro fiscal. On le trouve aussi sous le nom de numéro SPI dans les documents techniques de l’administration, et de TIN (Tax Identification Number) dans les échanges européens. Ce sont trois noms pour le même numéro.

Ne confondez pas. Le numéro fiscal identifie une personne. Il n’a rien à voir avec le SIRET ou le numéro de TVA intracommunautaire, qui identifient une entreprise. Si vous créez une activité en France, vous aurez besoin des deux, obtenus séparément.

Il n’a rien à voir non plus avec le numéro de sécurité sociale — 15 chiffres, commençant par 1 ou 2, délivré par l’Assurance maladie. Deux administrations, deux démarches, et l’une ne déclenche pas l’autre.

Avez-vous déjà un numéro sans le savoir ?

Vérifiez avant de le demander. Beaucoup de gens en ont déjà un et l’ignorent : il est créé automatiquement dès que l’administration a une raison de vous connaître — un rattachement au foyer fiscal de vos parents, un bien immobilier acheté en France, un premier employeur.

Document Où exactement
Déclaration de revenus pré-remplie En haut à gauche de la première page, à côté du numéro d’accès en ligne
Avis d’impôt sur le revenu En haut à gauche, rubrique « Vos références »
Avis de taxe foncière Même emplacement
Avis de taxe d’habitation sur résidence secondaire Même emplacement

Aucun de ces documents sous la main ? Appelez le 0 809 401 401 (lundi au vendredi, 8h30–19h, service gratuit + coût de l’appel). En donnant votre état civil complet, le service peut vous communiquer votre numéro s’il existe déjà. Un service ACCEO est proposé aux personnes sourdes et malentendantes.

Cette vérification vous évite le scénario le plus pénible : une demande de création qui part en doublon et bloque le dossier plusieurs semaines.

La démarche, étape par étape

  1. Identifiez votre cas

    Le service compétent n’est pas le même selon votre situation. C’est le point où la plupart des demandes se perdent.

    Votre situation Service compétent
    A. Vous vous installez en France Le SIP (service des impôts des particuliers) de votre domicile
    B. Vous vivez à l’étranger avec des revenus français Le SIPNR (service des impôts des particuliers non-résidents)
    C. Vous déclarez pour la première fois en votre nom Le SIP de votre domicile
    D. Vous l’avez perdu Assistance au 0 809 401 401, ou votre SIP

    Coordonnées du SIPNR — 10 rue du Centre, TSA 10010, 93465 Noisy-le-Grand Cedex. Téléphone : +33 1 72 95 20 42, de 9h à 16h. Pour trouver votre SIP, utilisez l’annuaire de la rubrique « Contact et RDV » d’impots.gouv.fr en saisissant votre code postal.

  2. Réunissez les pièces

    Trois éléments sont demandés dans tous les cas : votre état civil complet, une adresse postale, et la copie d’une pièce d’identité. En pratique, préparez :

    • une pièce d’identité en cours de validité — carte nationale d’identité ou passeport. Un titre de séjour n’est nécessaire que si vous n’êtes pas ressortissant de l’Union européenne ;
    • un justificatif de domicile de moins de trois mois : bail, quittance, facture d’énergie ou d’internet ;
    • votre état civil exact : nom de naissance, prénoms dans l’ordre, date et lieu de naissance avec le pays ;
    • un RIB, utile pour la suite même s’il n’est pas toujours exigé à ce stade.

    Le piège le plus fréquent. Utilisez votre nom de naissance, tel qu’il figure sur votre acte de naissance, et pas votre nom d’usage. Une différence d’orthographe entre votre pièce d’identité et votre demande, ou un prénom composé écrit différemment, suffit à créer un doublon dans le fichier. Les accents et les particules comptent.

  3. Déposez la demande

    En ligne — c’est la voie normale. Sur impots.gouv.fr, ouvrez la rubrique « Contact et RDV », puis suivez le questionnaire :

    1. 01Vous êtesParticulier — ou Particulier domicilié hors de France dans le cas B
    2. 02Votre demande concerneL’accès à votre espace particulier et à vos services en ligne
    3. 03puis → Vous ne connaissez pas votre numéro fiscal

    Le questionnaire identifie alors le centre des Finances publiques compétent et ouvre le formulaire de demande. Rédigez votre message et joignez vos pièces.

    Au guichet — vous pouvez aussi vous présenter directement au centre des Finances publiques, pièces en main. C’est souvent plus rapide et cela évite les allers-retours sur les pièces illisibles. Prenez rendez-vous depuis la même rubrique.

    Par courrier — possible en dernier recours, en recommandé avec accusé de réception, avec des copies, jamais les originaux.

    Il n’existe pas d’adresse e-mail publique pour ce type de demande. Un message envoyé à une adresse trouvée sur un forum ne sera pas traité. Passez par le formulaire, le guichet ou le courrier.

  4. Attendez, puis relancez

    Comptez deux à quatre semaines. Ce délai est un constat, pas un engagement de l’administration : il varie fortement d’un centre à l’autre et selon la période — évitez si possible avril-juin, où les services sont saturés par la campagne déclarative.

    Sans réponse au bout d’un mois, relancez par le même canal en rappelant la date de votre première demande et en joignant la copie de votre envoi. Changer de canal crée un second dossier, pas une accélération.

  5. Créez votre espace en ligne

    Une fois le numéro reçu, créez votre espace sur impots.gouv.fr. C’est ce qui vous donne accès à votre taux de prélèvement à la source, à vos avis et à votre déclaration. Deux chemins :

    • Avec vos identifiants fiscaux. La création classique demande trois éléments : le numéro fiscal, le numéro d’accès en ligne et le revenu fiscal de référence. Un primo-arrivant n’a évidemment ni l’un ni l’autre des deux derniers : dans ce cas, après vérification de votre identité, le service vous invite à créer votre espace avec votre numéro fiscal et votre date de naissance.
    • Avec FranceConnect. Si vous avez déjà un compte AMELI, La Poste Identité Numérique, MobileConnect ou MSA, vous vous connectez directement, sans identifiants fiscaux.

    Le lien de confirmation reçu par e-mail n’est valable que 8 heures. Passé ce délai, il faut tout recommencer. Ouvrez-le tout de suite.

  6. Vérifiez votre taux de prélèvement à la source

    C’est l’étape que tout le monde oublie, et c’est celle qui coûte de l’argent.

    Tant que vous n’avez jamais déclaré en France, votre employeur applique le taux neutre, calculé sur votre seul salaire sans connaître votre situation de famille. Pour une personne seule sans charges, il est souvent proche du taux réel. Pour un couple avec enfants, ou avec un conjoint sans revenus, il est régulièrement très surévalué : vous avancez une trésorerie que vous ne récupérerez qu’à la liquidation de l’impôt, plus d’un an plus tard.

    Dès votre espace ouvert, demandez un taux personnalisé. Et si vous avez une activité indépendante à côté, mettez en place un acompte : sans lui, tous les revenus de votre première année tomberont d’un coup à l’été suivant.

Trouvez votre situation

La démarche est la même pour tout le monde. Ce qui change — et ce qui coûte de l’argent quand on le découvre trop tard — c’est ce qui se joue derrière. Choisissez votre profil.

Salarié recruté depuis l’étranger

Un hôpital, une entreprise, un laboratoire ou un cabinet établi en France vous a recruté alors que vous viviez à l’étranger, et vous déménagez pour prendre le poste.

Service Le SIP de votre domicile en France
À préciser dans votre demande Votre date d’arrivée, la date exacte de prise de fonctions et le nom de votre employeur
Pièce qui accélère Le contrat de travail ou la promesse d’embauche, en plus des pièces obligatoires

Le piège. Sans numéro et sans déclaration antérieure, votre employeur applique le taux neutre de prélèvement à la source. Pour une personne seule, il est souvent proche du réel. Pour un couple avec enfants ou un conjoint sans revenus, il est régulièrement très surévalué — et vous ne récupérez cette trésorerie qu’après la première déclaration, plus d’un an après.

Ce qui compte vraiment : le régime des impatriés

Si vous n’avez pas été domicilié fiscalement en France au cours des cinq années civiles précédant votre prise de fonctions, et que vous établissez votre domicile fiscal en France au plus tard avant la fin de l’année suivant l’embauche, vous pouvez relever du régime de l’article 155 B du code général des impôts. Il vise aussi bien les mobilités intra-groupe que les personnes recrutées directement depuis l’étranger.

Ce régime exonère la prime d’impatriation — ou, sur option, 30 % de votre rémunération — jusqu’au 31 décembre de la huitième année civile suivant votre prise de fonctions. Il exonère également la moitié de vos revenus de capitaux mobiliers de source étrangère et la moitié de vos gains de cession de valeurs mobilières étrangères, et limite l’impôt sur la fortune immobilière à vos seuls biens situés en France pendant cinq ans.

Ce qui fait perdre le bénéfice, c’est le calendrier. Le régime se prépare au moment du contrat : votre employeur doit faire apparaître les montants exonérés dans sa déclaration sociale nominative. S’en apercevoir au printemps suivant, en remplissant sa première déclaration, c’est souvent trop tard pour la première année. Et le régime cesse si vous quittez l’entreprise d’accueil.

À vérifier avant de signer : votre employeur entre-t-il dans le champ du dispositif, et votre rémunération est-elle structurée pour en bénéficier ? C’est une question à poser avant la prise de fonctions, pas après.

Salarié avec une activité à côté

Vous êtes salarié en France et vous facturez en plus, à votre nom, des prestations de conseil, d’expertise, de formation ou des avis rendus à des tiers.

Service Le SIP de votre domicile
Deux démarches distinctes Le numéro fiscal vous identifie comme personne. L’immatriculation de votre activité se fait séparément, au guichet unique de l’INPI, et produit un SIREN et un SIRET.
Dans quel ordre Le numéro fiscal d’abord. Il conditionne votre espace en ligne, donc votre acompte de prélèvement à la source.

Le piège. Créer l’activité avant d’avoir lu son contrat de travail. Clause d’exclusivité, clause de non-concurrence, politique interne sur les liens d’intérêts : dans certains secteurs, une activité accessoire suppose l’accord écrit de l’employeur. Et selon votre profession, le contrat avec votre client peut devoir être transmis à votre ordre professionnel. Obtenez ces accords avant de créer, pas après.

Ce qui compte vraiment : trois questions qui changent le coût

Quelle caisse de retraite ? Selon que votre activité est qualifiée de profession libérale réglementée ou de prestation de conseil, vous ne relevez pas de la même caisse, et le taux de cotisations n’est pas le même. Faites trancher par écrit avant de vous immatriculer : revenir en arrière est lourd.

Vos clients sont-ils établis hors de France ? Si vous facturez une entreprise établie ailleurs dans l’Union européenne, la prestation s’autoliquide chez elle. Vous avez alors besoin d’un numéro de TVA intracommunautaire et vous devez déposer une déclaration européenne de services, même si vous êtes en franchise en base. Cela ne coûte pas d’impôt, mais c’est une obligation mensuelle qui ne se découvre pas après coup.

Avez-vous mis en place l’acompte ? Vos revenus indépendants ne sont pas prélevés à la source par un employeur. Sans acompte, la totalité de votre première année tombe d’un coup à l’été suivant.

Salarié ou indépendant : combien vous restera-t-il vraiment ? Avant de choisir entre micro-entreprise et société pour votre activité à côté, comparez votre revenu net selon le statut. Et si vous restez en micro-entreprise, estimez les cotisations que vous paierez.

Indépendant qui s’installe

Vous exercez à votre compte et vous transférez votre activité en France, ou vous la créez en arrivant.

Service Le SIP de votre domicile
À préciser Votre date d’installation et la nature de l’activité que vous exercez ou allez exercer
Ensuite Immatriculation au guichet unique de l’INPI

Le piège. Confondre les deux identifiants et perdre des semaines. Le numéro fiscal identifie la personne, le SIRET identifie l’établissement. Aucun des deux ne déclenche l’autre, et ce n’est pas le même service qui les délivre.

Ce qui compte vraiment : la date de bascule, et la forme choisie

Les factures que vous émettez avant votre installation et celles que vous émettez après ne se rattachent pas au même pays. La date à laquelle votre résidence fiscale bascule découpe votre année, et elle doit être la même des deux côtés de la frontière. Deux dates divergentes, et vous créez soit une double imposition, soit un trou.

Se posent en même temps le choix de la forme — entreprise individuelle ou société — et celui du régime d’imposition. Ces choix s’arbitrent à l’entrée, en fonction de votre niveau de revenu, de votre situation de famille et de ce que vous conservez à l’étranger. Les changer ensuite coûte du temps et parfois de l’impôt.

Micro-entreprise, EURL ou SAS ? Le choix de la forme se fait à l’entrée. Comparez votre revenu net selon chaque statut avant de vous immatriculer.

Retraité qui s’installe

Vous percevez une ou plusieurs pensions d’un régime étranger et vous installez votre résidence en France.

Service Le SIP de votre domicile en France
À préciser Votre date d’installation, le ou les pays d’où proviennent vos pensions

Le piège. Croire qu’une pension est imposable là où elle est versée, ou qu’elle est automatiquement imposable en France dès qu’on y habite. Ni l’un ni l’autre n’est vrai par principe.

Ce qui compte vraiment : la nature de la pension, pas son montant

Le traitement dépend de ce qu’est votre pension — privée, issue d’un régime de sécurité sociale, ou publique — croisé avec la convention fiscale entre la France et le pays qui la verse. Les trois catégories ne suivent pas les mêmes règles, et une pension publique reste très souvent imposable dans le pays payeur. Commencez par demander à votre organisme de retraite d’écrire noir sur blanc la nature de ce qu’il vous verse : l’annexe 1 du formulaire 2041-E donne ensuite le traitement pays par pays.

Second point, souvent ignoré : si vous êtes domicilié en France et couvert par un régime obligatoire d’assurance maladie français, vos pensions de source étrangère supportent en principe aussi des cotisations sociales. C’est un coût distinct de l’impôt, qui se chiffre avant le déménagement, pas après.

Non-résident qui loue un bien

Vous vivez hors de France et vous louez un bien situé en France, ou vous venez d’en acheter un.

Pour l’impôt sur le revenu Le SIPNR — 10 rue du Centre, TSA 10010, 93465 Noisy-le-Grand Cedex, +33 1 72 95 20 42 (9h-16h)
Pour la taxe foncière Le SIP du lieu où se trouve le bien, pas le SIPNR
À préciser toujours L’adresse complète du bien en France, et la nature des revenus perçus

Le piège. Écrire au mauvais service. C’est la première cause de demandes qui traînent chez les non-résidents : le message est réorienté, quand il ne se perd pas. Au premier écran du formulaire, choisissez « Particulier domicilié hors de France ».

Ce qui compte vraiment : meublé ou nu, ce n’est pas le même impôt

Louer meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux : au régime réel, vous amortissez le bien, et l’impôt sur vos loyers peut être fortement réduit pendant des années. Louer nu relève des revenus fonciers, où l’amortissement n’existe pas.

Ce choix se fait au départ et engage. Il conditionne aussi votre immatriculation, vos obligations déclaratives et, le jour de la revente, le calcul de votre plus-value. C’est le point sur lequel nous voyons le plus d’argent laissé sur la table par des propriétaires non-résidents bien conseillés sur le crédit et mal conseillés sur la fiscalité.

Non-résident qui vend un bien

Vous vendez, ou vous vous apprêtez à vendre, un bien situé en France alors que vous résidez à l’étranger.

Service Le SIPNR pour votre dossier ; le notaire gère la plus-value au moment de l’acte
Délai Lancez la demande de numéro dès la signature du compromis, pas à l’approche de l’acte

Le piège. Le notaire soulève la question du représentant fiscal tard dans le dossier, et une accréditation ponctuelle demande du temps. C’est une cause classique de report de signature.

Ce qui compte vraiment : êtes-vous dispensé de représentant fiscal ?

La vente d’un bien en France par un non-résident suppose en principe la désignation d’un représentant fiscal accrédité. Mais il existe des dispenses, et elles couvrent une grande partie des cas :

  • dispense automatique si vous êtes domicilié, établi ou constitué dans un État membre de l’Union européenne, ou dans un État de l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative — l’Islande et la Norvège ;
  • dispense si le prix de cession est inférieur ou égal à 150 000 € ;
  • dispense si la plus-value est exonérée par la durée de détention, soit 22 ans pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Vérifier votre dispense avant que le notaire ne pose la question vous évite un intermédiaire, ses honoraires et un délai.

Première déclaration à mon nom

Vous venez d’être majeur, ou vous quittez le foyer fiscal de vos parents, et vous devez déclarer en votre nom pour la première fois.

Avant tout Cherchez sur la déclaration ou l’avis de vos parents : un numéro vous a très probablement déjà été attribué du fait de votre rattachement
Service Le SIP de votre domicile
Si vous êtes hébergé Attestation d’hébergement, plus la pièce d’identité et le justificatif de domicile de la personne qui vous héberge

Le piège. Demander un numéro alors qu’on en a déjà un. C’est la première cause de dossiers bloqués, et le doublon est pénible à défaire.

Ce qui compte vraiment : rester rattaché, ou pas

Vous pouvez demander à rester rattaché au foyer fiscal de vos parents si vous avez moins de 21 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, ou moins de 25 ans si vous poursuivez vos études. La demande se rédige sur papier libre, se signe, et se conserve — elle ne s’envoie pas, mais l’administration peut vous la réclamer.

Le calcul n’est pas évident : le rattachement donne à vos parents une part de quotient familial supplémentaire, mais vos revenus s’ajoutent alors aux leurs. Selon vos revenus et leur tranche, la famille y gagne ou y perd. Cela se compare, chiffres en main, avant de choisir.

J’avais un numéro, je l’ai perdu

Vous avez déjà eu un numéro fiscal, et vous ne le retrouvez plus.

Ne demandez pas Un nouveau numéro. Le vôtre est définitif : il faut le retrouver, pas en créer un second.
Où chercher Déclaration pré-remplie, en haut à gauche ; avis d’impôt, de taxe foncière ou de taxe d’habitation sur résidence secondaire, rubrique « Vos références »
À défaut 0 809 401 401, du lundi au vendredi de 8h30 à 19h, avec votre état civil complet

Le piège. Mélanger deux demandes dans un seul message. Récupérer un numéro fiscal et récupérer les identifiants de connexion à un espace existant sont deux procédures distinctes. Demander les deux à la fois ralentit le traitement des deux.

Ce qui compte vraiment : pourquoi le dossier s’est perdu

Un numéro qu’on ne retrouve plus s’accompagne souvent d’un dossier qui a dérivé : un déménagement non signalé, un départ ou un retour de l’étranger jamais déclaré, un changement de situation de famille resté sans effet. Les courriers partent alors à une adresse abandonnée — y compris les relances de recouvrement, qui continuent de courir.

Profitez de la démarche pour remettre le dossier à jour : adresse, situation de famille, pays de résidence, et taux de prélèvement à la source.

Les erreurs qui font perdre des semaines

  1. Demander un numéro alors qu’on en a déjà un. La cause n°1 des dossiers bloqués. Vérifiez d’abord.
  2. Écrire au mauvais service. Un non-résident qui écrit à un SIP local, ou l’inverse : le message est réorienté, quand il ne se perd pas.
  3. Utiliser son nom d’usage au lieu du nom de naissance. Crée des doublons difficiles à défaire.
  4. Envoyer des pièces illisibles. Une photo de passeport prise de travers déclenche un aller-retour de trois semaines. Scannez à plat, page entière, bords compris.
  5. Déposer sa demande en pleine campagne déclarative. D’avril à juin, les délais doublent.
  6. Laisser passer le lien de confirmation. Huit heures, pas une de plus.
  7. Oublier le taux personnalisé. Ce n’est pas une formalité : c’est de la trésorerie.

Ce que le numéro fiscal ne règle pas

Obtenir le numéro est une formalité. Ce qui se joue derrière ne l’est pas, et c’est là que les erreurs coûtent cher :

  • Votre résidence fiscale, et la date à laquelle elle bascule. C’est ce qui détermine quel pays impose quoi, et sur quelle période.
  • Le traitement de vos revenus de l’année du déménagement, souvent partagés entre deux pays.
  • Vos revenus conservés à l’étranger : loyers, dividendes, plus-values, pensions. La convention fiscale applicable dit où ils sont imposés — et ce n’est pas toujours là où vous les percevez.
  • Vos comptes bancaires détenus hors de France, à déclarer chaque année. L’omission est sanctionnée par une amende, par compte et par an.
  • Une activité indépendante créée à côté d’un emploi salarié : régime social, caisse de retraite compétente, TVA si vos clients sont établis à l’étranger.

Si l’une de ces lignes vous concerne, la question n’est plus administrative. Elle est fiscale, et elle se traite avant la première déclaration — pas après.

Le kit « Numéro fiscal »

Tout ce qu’il faut envoyer, à chaque étape — dix documents prêts à remplir.

  • La check-list des pièces, par situation
  • La demande en ligne — nouvel arrivant
  • La demande en ligne — non-résident
  • La demande en ligne — première déclaration
  • La lettre de demande par courrier
  • La lettre de relance
  • Le signalement d’arrivée ou de départ
  • L’accompagnement de la 1re déclaration papier
  • Le mandat de représentation
  • Le tableau de suivi de la démarche

Recevoir le kit

Questions fréquentes

La France délivre-t-elle un NIF ?

Non. L’équivalent français du NIF est le numéro fiscal, composé de 13 chiffres. C’est lui qui sert de numéro d’identification fiscale (TIN) de la France dans les échanges européens.

Combien de chiffres compte un numéro fiscal français ?

Treize, et il commence toujours par 0, 1, 2 ou 3.

Combien de temps faut-il pour l’obtenir ?

Comptez deux à quatre semaines en pratique. Le délai s’allonge nettement pendant la campagne déclarative, d’avril à juin.

La démarche est-elle payante ?

Non. L’attribution d’un numéro fiscal est gratuite. Aucun site qui vous fait payer pour cette démarche n’est officiel.

Puis-je obtenir un numéro fiscal avant d’arriver en France ?

Ce n’est pas la voie normale : la demande repose sur un justificatif de domicile. Si vous avez déjà des revenus de source française avant votre installation, vous relevez du SIPNR et pouvez engager la démarche à ce titre.

Mon conjoint et moi devons-nous chacun demander le nôtre ?

Oui. Le numéro fiscal est individuel, y compris pour un couple marié ou pacsé qui dépose une déclaration commune.

Puis-je bénéficier du régime des impatriés ?

Si vous n’avez pas été domicilié fiscalement en France au cours des cinq années civiles précédant votre prise de fonctions et que vous établissez votre domicile fiscal en France, vous pouvez relever de l’article 155 B du code général des impôts. Il exonère la prime d’impatriation — ou, sur option, 30 % de la rémunération — jusqu’au 31 décembre de la huitième année civile suivant la prise de fonctions. Il vise aussi bien les mobilités intra-groupe que les personnes recrutées directement depuis l’étranger. Le régime se prépare au moment du contrat, pas à la première déclaration.

Dois-je désigner un représentant fiscal pour vendre mon bien en France ?

Pas si vous êtes domicilié dans un État de l’Union européenne, ou en Islande ou en Norvège : la dispense est automatique. Elle joue aussi lorsque le prix de cession est inférieur ou égal à 150 000 €, ou lorsque la plus-value est exonérée par la durée de détention — 22 ans pour l’impôt sur le revenu, 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Le numéro fiscal est-il le même que le numéro de sécurité sociale ?

Non. Le numéro de sécurité sociale compte 15 chiffres et relève de l’Assurance maladie. Ce sont deux administrations et deux démarches distinctes.

Le numéro fiscal est-il le même que le SIRET de mon entreprise ?

Non. Le numéro fiscal identifie une personne, le SIRET identifie un établissement d’entreprise. Si vous créez une activité, vous aurez les deux.

J’ai déménagé en France, dois-je demander un nouveau numéro ?

Non. Le numéro est définitif. Signalez simplement votre changement d’adresse depuis votre espace en ligne.

Vous arrivez en France et vous vous demandez ce que vous devez déclarer, où, et à partir de quand ?

C’est exactement la question que nous traitons. Istari Conseil accompagne les personnes qui changent de pays : cadrage de la résidence fiscale, coordination avec le conseil de votre pays d’origine, création d’activité en France, première déclaration.

Plus de 300 entreprises accompagnées, sur des projets allant de plusieurs centaines de milliers d’euros à plusieurs millions.

Parlons de votre situation

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