Mise à jour : 10 septembre 2026.

L’entrepreneur individuel (EI) est un travailleur non salarié (TNS) affilié à l’Urssaf, soumis aux mêmes règles de cotisations que le gérant majoritaire d’une EURL ou d’une SARL. La principale distinction se situe par rapport au régime micro-entrepreneur : au réel, les cotisations sont calculées sur le revenu net professionnel ; en micro, sur le chiffre d’affaires brut.

L’EI au réel : même régime que tous les TNS

Dès lors qu’il n’est pas sous le régime micro, l’entrepreneur individuel cotise selon le barème TNS standard 2026, sur une assiette réformée (LFSS 2024 / décret 2024-688) :

Branche Taux Assiette
Retraite de base 17,75 % + 0,72 % ≤ PASS / au-delà
Retraite complémentaire (RCI) 8,10 % + 9,10 % ≤ PASS / 1–4 PASS
Allocations familiales 0 à 3,10 % Progressif
Maladie-maternité Progressif 0 à 8,50 %
Invalidité-décès 1,30 % ≤ 5 PASS
CSG-CRDS 9,70 % 74 % du revenu brut

L’assiette de calcul = revenu professionnel brut − abattement de 26 %. Le PASS 2026 est fixé à 48 060 €. La première régularisation selon la nouvelle assiette intervient en octobre 2026 (sur les revenus 2025).

EI ou micro-entrepreneur : deux mondes différents

Le choix entre régime réel et micro-entreprise est déterminant pour vos cotisations :

Critère EI au réel Micro-entrepreneur
Assiette des cotisations Revenu net (charges déduites) Chiffre d’affaires brut
Taux Barème progressif par branche Taux forfaitaire (12,3–25,6 %)
Si CA = 0 € Cotisations minimales dues 0 € de cotisations
Régularisation annuelle Oui (octobre) Non (proportionnel mensuel)
Déductibilité des charges Oui, charges réelles Non (abattement forfaitaire)

Le régime micro est avantageux quand vos charges réelles sont inférieures à l’abattement forfaitaire. Dès que vos charges réelles (loyers professionnels, matériel, sous-traitance…) dépassent cet abattement, le réel devient plus favorable. Notre article dédié au micro-entrepreneur détaille le calcul côté micro : cotisations du micro-entrepreneur 2026.

La protection du patrimoine personnel depuis 2022

La loi du 14 février 2022 a supprimé l’EIRL et créé une séparation automatique entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel de l’EI. Cette évolution n’a aucun impact sur le calcul des cotisations sociales : l’EI reste un TNS, affilié à l’Urssaf, selon les mêmes règles.

En revanche, pour les dettes fiscales et sociales, la distinction patrimoine pro/perso s’applique différemment selon les créanciers. Le cabinet peut vous aider à cartographier votre exposition.

Cotisations minimales : elles s’appliquent aussi à l’EI

Même en l’absence de revenu ou en cas de déficit, l’EI au régime réel est redevable de cotisations minimales (environ 1 930–1 950 €/an selon les calculs 2026 sur la base du PASS et du SMIC). Contrairement au micro-entrepreneur, l’EI ne peut pas tomber à zéro cotisation si son activité tourne, même à perte.

Si vous débutez votre activité, des règles spécifiques s’appliquent (base forfaitaire de 6 094 € les deux premières années). Voir notre article sur les cotisations en début d’activité.

Comparez EI au réel et micro en 2 minutes

Notre simulateur TNS calcule vos cotisations selon votre statut et votre revenu, avec ou sans assiette réformée 2026.

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Questions fréquentes

Un entrepreneur individuel cotise-t-il comme un TNS ?

Oui. L’EI est un TNS affilié à l’Urssaf. Il cotise selon les mêmes règles que le gérant d’une EURL : assiette réformée (revenu brut − 26 %), même barème de taux par branche, même mécanique de régularisation annuelle.

Quelle est la différence entre EI au réel et micro-entrepreneur ?

Au régime réel, les cotisations sont calculées sur le revenu net professionnel (charges déduites). En micro-entreprise, ce sont des taux forfaitaires appliqués directement au chiffre d’affaires, sans aucune déduction de charges réelles.

Peut-on passer de micro-entrepreneur à EI au réel ?

Oui. Si votre CA dépasse les seuils micro pendant deux années consécutives, vous basculez automatiquement. Vous pouvez aussi opter volontairement pour le réel si vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire micro.

Sources : urssaf.fr, décret 2024-688 (réforme assiette), Légifrance (loi du 14 fév. 2022), impots.gouv.fr. Article rédigé par Istari Conseil, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre.

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