Ce que vous devez savoir en une minute

La rémunération du dirigeant de société est imposée à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires (article 62 du CGI), après un abattement forfaitaire de 10 % (plafonné à 14 426 € en 2026, ou déduction des frais réels sur justificatifs). Elle est ensuite soumise au barème progressif de l’IR 2026 (indexé +0,9 % par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Le barème 2026 (revenus 2025) : 0 %→11 601 €, 11 %→29 579 €, 30 %→84 578 €, 41 %→181 917 €, 45 % au-delà. Source : BOFiP ACTU-2026-00022, confirmé le 16/09/2026.

Mis à jour le 16 septembre 2026 par Istari Conseil, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre.

La rémunération du dirigeant : une catégorie fiscale spécifique

L’article 62 du CGI définit le régime fiscal des rémunérations allouées aux :

  • Gérants majoritaires de SARL et d’EURL ;
  • Gérants de SCOP ;
  • Membres de sociétés en nom collectif et de fait ;
  • Associés commandités de SCA.

Les présidents de SAS/SASU et les gérants minoritaires de SARL relèvent quant à eux de la catégorie des traitements et salaires de droit commun, avec les mêmes règles d’imposition mais un rattachement légèrement différent.

Abattement de 10 % ou frais réels ?

Par défaut, un abattement forfaitaire de 10 % est appliqué à la rémunération brute déclarée, plafonné à 14 426 € (environ) en 2026 pour le foyer fiscal. Si vos frais professionnels réels (déplacements, repas, formation, documentation…) sont supérieurs, vous pouvez opter pour les frais réels sur justificatifs. Cette option est annuelle et révocable.

Le barème IR 2026 (revenus 2025)

Tranche de revenu net imposable Taux
Jusqu’à 11 601 € 0 %
De 11 601 € à 29 579 € 11 %
De 29 579 € à 84 578 € 30 %
De 84 578 € à 181 917 € 41 %
Au-delà de 181 917 € 45 %

Ce barème s’applique par part fiscale (quotient familial). Un couple marié ou pacsé avec deux enfants a 3 parts ; le revenu imposable du foyer est divisé par 3 avant application du barème, puis le résultat est multiplié par 3.

Calcul complet : exemple pour un gérant majoritaire

Hypothèse : EURL, bénéfice 80 000 € avant rémunération

  • Rémunération brute versée : 40 000 €
  • Cotisations TNS déduites du bénéfice (env. 30 % de l’assiette réformée) : à calculer au simulateur
  • Résultat fiscal de l’EURL = 80 000 − 40 000 − cotisations = bénéfice imposable à l’IR (EURL transparente) OU assiette IS si option IS
  • Rémunération déclarée en TS/art. 62 : 40 000 € − abattement 10 % (4 000 €) = 36 000 € imposables
  • TMI à 30 % sur une partie de ce revenu → impôt estimé entre 3 000 et 7 000 € selon quotient familial

⚠️ Ces montants sont indicatifs. L’imposition réelle dépend de l’ensemble des revenus du foyer fiscal, du quotient familial, des déductions et réductions d’impôt.

L’articulation avec le PFU sur les dividendes

La rémunération (article 62) est toujours imposée au barème progressif. En revanche, les dividendes bénéficient d’une option entre :

  • PFU 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % PS) ;
  • Barème + abattement 40 % maintenu, révocable chaque année.

L’arbitrage salaire/dividendes doit donc tenir compte de deux taux effectifs distincts. Notre article salaire ou dividendes 2026 détaille cet arbitrage avec des exemples chiffrés.

Le PER comme levier de réduction d’IR

Les versements sur un Plan d’épargne retraite (PER individuel) sont déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels (4 710 € minimum, 37 680 € maximum en 2026). Pour un TNS, une majoration supplémentaire s’applique (15 % de la fraction des revenus entre 1 et 8 PASS). Source : art. 163 quatervicies CGI, impots.gouv.fr RE9.

Une rémunération de 60 000 € permet de déduire jusqu’à 6 000 € via le PER, soit une économie de 1 800 € à la tranche marginale de 30 %. Voir notre article PER.

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Notre simulateur intègre le barème 2026, les cotisations sociales et l’arbitrage salaire/dividendes.
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Les trois situations les plus fréquentes

TMI à 11 % (revenu net ≤ 29 579 € / part)

L’option barème sur les dividendes (avec abattement 40 %) peut être avantageuse : le taux effectif sur les dividendes au barème est alors inférieur au PFU 31,4 %. À simuler au cas par cas.

TMI à 30 %

L’arbitrage est plus serré. Le PFU est souvent proche du taux effectif barème après abattement (30 % × 60 % = 18 % + 18,6 % PS = 36,6 % vs 31,4 % PFU). Le PFU peut être légèrement plus favorable.

TMI à 41 % ou 45 %

Le PFU (31,4 %) est presque toujours plus avantageux que le barème sur les dividendes. La réduction de la rémunération au profit des dividendes peut générer une économie significative.

Maillage et ressources complémentaires

Sources : article 62 du CGI ; BOFiP ACTU-2026-00022 (barème IR 2026) ; simulateur impots.gouv.fr 2026. Rédigé par Istari Conseil, cabinet d’expertise comptable inscrit à l’Ordre. Ne constitue pas un conseil individualisé.

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